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samedi 3 mai 2014

  
La Flamme de la Liberté VIMALA THAKAR
J’ai cherché la Liberté
dans les temples et les églises.
Dieu y était prisonnier
dans des cages faites par l’homme.
J’ai cherché la Liberté
dans la théologie, la philosophie.
La pensée y était gelée
dans des formules humaines.
J’ai cherché la Liberté
dans diverses révolutions.
La foule y était adorée
et l’homme assassiné.
Ainsi ma recherche échoua.
Mais j’ai pourtant réussi
à apprendre dans mes errances
que tout effort est futile.
J’ai appris par mes échecs
que toute recherche est vaine
et me suis tournée dedans
pour me poser, me détendre.
Or, la Flamme de la Liberté
était là, allumée,
flambant de claire lumière
sur la torche de l’Amour.

POÈME DE KRISHNAMURTI



Viens t'asseoir près de la mer, ouvre ton cœur,
sois libre.
Je te parlerai d'une paix intime
Comme celle des profondeurs calmes,
D'une liberté intime Comme celle de l'espace,
D'un bonheur intime
Comme celui des vagues qui dansent.
Vois, la lune trace un chemin de silence sur la mer sombre,
Ainsi, devant moi, l'intelligence ouvre un sentier lumineux.
La douleur gémissante se cache sous la moquerie d'un sourire,
Le poids d'un amour périssable alourdit le cœur,
La raison est déçue et la pensée s'altère.
Ah viens t'asseoir près de moi, ouvre ton cœur,
sois libre.
Comme la lumière que la course immuable du soleil ramène.
L'intelligence en toi viendra.
Les lourdes terreurs d'une attente angoissée
S'en iront de toi comme les vagues reculent sous l'assaut des vents ;
Tu sauras quelle intelligence donne un amour vrai.
Viens t'asseoir près de moi ;
Comme le vent chasse les nuées aveugles,
La pensée claire chassera tes préjugés stupides.
La lune est amoureuse du soleil
Et le rire des étoiles remplit l'espace
Oui, viens t'asseoir près de moi, ouvre ton cœur,
Sois libre.

Krishnamurti

vendredi 6 septembre 2013

LA PEUR EST, EN L'HOMME, L'ENERGIE QUI DETRUIT.

On craint l’opinion publique, on craint de ne pas réussir, de ne pas se réaliser, de manquer une occasion ; et tout cela baigne dans cet extraordinaire sentiment de culpabilité, on a fait une chose qu’il ne fallait pas faire ; ce sentiment de culpabilité est présent au cœur même de nos actions ; on est riche et d’autres sont pauvres et en mauvaise santé ; on a de quoi manger et d’autres n’ont rien à manger. Plus l’esprit se pose de questions, plus il cherche à pénétrer, à explorer, et plus grand est le sentiment de culpabilité, d’angoisse. La peur est cet élan qui nous pousse à chercher un maître, un gourou ; la peur, c’est ce vernis de respectabilité, ce à quoi nous tenons tant : être respectable. Êtes-vous décidé à être assez courageux pour affronter les événements de la vie, ou allez-vous éluder la peur à grand renfort de rationalisations, ou trouver des explications qui satisferont un esprit prisonnier de la peur ? Comment en venir à bout ? Est-ce en allumant la radio, en lisant un livre, en allant au temple, en vous raccrochant à un dogme, à une croyance ?
La peur est, en l’homme, l’énergie qui détruit. Elle flétrit l’esprit, elle gauchit la pensée, elle conduit à toutes sortes de théories extraordinairement habiles et subtiles, de superstitions, de dogmes et de croyances. Si vous voyez que la peur est destructrice, alors comment allez-vous vous y prendre pour en effacer toute trace dans votre esprit ? Vous dites que fouiller les racines de la peur vous en libérerait. Mais est-ce bien exact ? Essayer d’en découvrir les causes et d’en connaître l’origine ne suffit pas à éliminer la peur. J KRISHNAMURTI


lundi 17 décembre 2012

LA FIN DE L'ILLUSION OU L'EVEIL A L’INEFFABLE PAR DARRYL BAILEY


L’existence n’a pas de contours, elle ne peut donc être comprise comme quoi que ce soit en particulier.
Il semble important de le noter car la plupart des gens sont empêtrés dans l’idée de cultiver une certaine compréhension de l’existence, dans le but de mettre un terme au conflit. Bien que la perception puisse être utile dans une mesure limitée, c’est en fin de compte une focalisation sur des formes là où aucune forme n’existe réellement ; par conséquent c’est une focalisation sur l’illusion.
C’est la frustrante tentative d’imposer une forme au mouvement, une tentative de figer la vie, mentalement et physiquement, alors que la vie va toujours pousser au delà de ces limites imposées. Cette tentative de résister au mouvement de la vie est conflit ; elle ne peut apporter un terme au conflit. 
La focalisation obsessive sur des idées de forme est toujours frustrante et rend impossible la réalisation de quelque chose d’autre.
Q : Qui est ?
DB : Que tout est mouvement, mouvement indéfinissable. Il n’y a aucune indication, nulle part, que nous contrôlions cette action, car à l’évidence nous ne créons pas notre propre mouvement. Nous ne créons pas l’incessant et toujours changeant mouvement de nos envies, de nos intérêts, élans, aptitudes, inclinations et potentiels.
Les formes imaginaires dans un nuage ne gouvernent pas l’action de ce nuage et les formes imaginaires dans l’existence ne dirigent pas l’action de l’existence.
Q : Mais ceci est encore une autre pensée.
DB : Oui. C’est pourquoi je dis que je ne peux décrire les plus profonds aspects de la liberté. Le plus que peuvent faire la perception et la pensée est de révéler leurs propres contradictions. La pensée réalise simplement qu’elle ne peut décrire ce dont nous faisons réellement l’expérience. Même l’idée d’expérience est impropre.
Si cette réalisation se produit, la focalisation obsessive sur la perception et la pensée est lâchée. L’action que nous appelons perception et pensée continue à se présenter, mais c’est une survenue qui ne peut être expliquée de quelque manière que ce soit.
Q : Comment en arrive-t-on là ?
DB : Nous n’avons pas besoin d’y venir ; nous n’en sommes jamais partis. Nous sommes cela. Tout ce dont il est besoin est de s’éveiller à cela. En fait, personne n’a besoin de s’éveiller à cela, mais la vie peut prendre cette direction, que cela vous plaise ou non.
Lorsque vous demandez : « Comment en arrive-t-on là ? », vous présumez que nous sommes une conscience dans un corps qui peut influer sur la vie, et que d’une façon ou d’une autre nous avons perdu quelque chose auquel nous devons revenir, que d’une façon ou d’une autre nous sommes séparés de notre entièreté, séparés de notre potentiel véritable. Mais tout cela est une illusion s’appuyant sur l’apparence de formes.
L’existence est mouvement. Quoi que nous soyons en ce moment, quoi que nous fassions en ce moment, est un inexplicable mouvement s’accomplissant lui-même. Rien ne peut y être ajouté et rien ne peut en être retranché.
Lorsque je parle de cette action ou mouvement, je ne désigne pas quelque chose qui doive être développé ou cultivé, ni atteint. Je dis simplement que c’est ce qui est déjà.
Les gens qui s’appliquent à devenir riches ou tentent d’être célèbres sont simplement mus dans ce sens. Et les gens qui mènent des vies charitables ou réalisent un apparent éveil spirituel sont mus dans cette direction là.
Q : Mais c’est influencé par des choses variées, par d’autres personnes et par les évènements.
DB : Il paraît en être ainsi. Mais si nous examinons ces choses et ces évènements variés et le comportement de ces gens, nous découvrons qu’ils sont irrésistiblement poussés à aller dans le sens où ils vont par leur nature intrinsèque. Et nous sommes irrésistiblement poussés à leur répondre de la manière dont nous le faisons par notre nature intrinsèque.
 Cela change tout le temps. Généralement de manière subtile, mais parfois aussi, radicalement. Nous ne sommes pas enfermés dans un mode de réaction. La façon dont cette réaction se manifestera la fois suivante n’est pas précisément prévisible. Il y a des tendances générales mais elles ne se répètent jamais exactement à l’identique.
 En tant que nouveau-né, quelque chose se passait qui ne requérait aucun effort ni aucune compréhension délibérée. Cela n’est jamais parti. Il n’y avait aucun vous faisant quoi que ce soit à l’époque. Il n’y a aucun vous faisant quoi que ce soit maintenant.
 Q : Comment vivrait-on avec ce sens des choses ?
 DB : Simplement tels que nous sommes maintenant. Il n’est personne pour « faire » le voir, l’écoute, le toucher, le goûter, le sentir ou le penser. Il s’agit d’un fonctionnement automatique. Il n’est en réalité aucun voir, aucune écoute, aucun toucher, aucun goûter, aucun sentir ni penser. Ce sont des étiquettes acquises et des notions erronées de division et de forme.


lundi 1 octobre 2012

SAVEZ-VOUS CE QU'EST LA RELIGION ?






Elle n’est pas dans les psalmodies, ni dans l’observance d’un rituel, qu’il soit hindou ou autre, ni dans le culte qu'on rend à des dieux de métal ou de pierre, ni dans les temples ou les églises, ni dans la lecture de la Bible ou de la Gîta, ni dans la répétition du nom sacré, ni dans la soumission à l’une ou l’autre des superstitions inventées par les hommes. La religion n’est rien de tout cela.
La religion, c’est la perception de ce qui est bon et juste, c’est cet amour qui est comme le fleuve, éternellement en mouvement. Dans cet état, vous découvrirez qu’il arrive un moment où cesse toute quête et la fin de cette quête est le commencement de quelque chose de totalement différent. La recherche de Dieu, de la vérité, le sentiment d’être d’une bonté sans limites ... qui n’a rien à voir avec une bonté, une humilité cultivées mais qui est la recherche de quelque chose qui est au-delà des inventions et des supercheries de l’esprit, ce qui signifie que l’on est sensible à cette chose ... , c’est cela, la vraie religion. Mais cela, vous n’en serez capable que lorsque vous quitterez la mare stagnante que vous avez creusée de vos propres mains, pour plonger dans le fleuve de la vie.
Alors, la vie prend soin de vous à un point étonnant, parce que ce n’est plus à vous de le faire. La vie vous porte là où elle veut car vous en faîtes partie ; alors la sécurité n’est plus un problème, alors peu importe ce qu’on peut bien dire ou ne pas dire : C’est cela la beauté de la vie. "KRISHNAMURTI

jeudi 27 septembre 2012


NO "KNOWLEDGE" OR "IGNORANCE" IN THE FINAL REALITY

"The process of creation sustenance, and destruction has been expounded. But the Supreme Self (ParamAtman) is as it is, without quality, without
 shape."
In the Sanskrit language, "Aumkar" (Omkar) means "I Am". The whole world is created out of this AUM or "I Amness." The origin of words, or sound, is called "AUM." Brahman is the one from whom the "I Amness" has emerged. "Aumkar" is of the nature of "Knowledge" (Awareness) and "Ahamkar" (ego) or "I am the body" is "Ignorance."
"Final Reality" is where "Knowledge" and it's opposite "Ignorance" are both absent. Where both Knowledge and Ignorance are absent, that is my own Self.
Knowledge and Ignorance can never be part of that "Final Reality." Do we need a lamp in order to see ourselves? Only when we have to talk to others, do we have to say "I Am." We do not ever need to tell ourselves "I Am." When one wakes up from sleep, the "I Amness" gets fully exposed. When even this "I Am" is given up, the result is "Final Reality."
The fourth state (fourth body), or "Turya" is the state in which one says "I Am Knowledge." The word Turya is the two words Tu which means "you" and Rahya which means "to remain". So the Turya state is when "you remain" (in the form of "I Am"). In deep sleep, one is not conscious of anything including the moment when sleep overtakes you. "Final Reality" is beyond even the state of deep sleep.
In our natural existence, there is neither "Awareness" nor "Ignorance." There is neither space, nor any other concept in our natural state. The 'Pure Awareness," the Knowledge "I Am" occurs, and this is what is called "God." To "Know" is to become God. When that "Awareness" conceptualizes, then all manifestation becomes perceivable, and when all concepts are given up, all manifestation perishes.
As long as you hold on to the manifestation, it exists. Once you leave it, it simply vanishes. During deep sleep, you let go of the senses, objects, mind, intellect, etc., an upon waking up you seize them once again. The body may be considered as an incarnation of God, and it is in this way that Creation, Sustenance, and Destruction (Brahma, Vishnu, and Shiva) come upon you (the Self). But really, nothing has happened to you. By eating tamarind, did you turn sour, or by eating sugar did you turn sweet? The sugar has tasted sweet and has disappeared. You remain as you always are.
All bodies come upon the Pure Knowledge "I Am" like scenes on a screen and then eventually vanish. What can they do to you? Even though digested food in the form of feces is inside the body, has it ever affected you (the Self)? The attributes, or "Gunas" mean "that which is not." If the feces does not affect you, what can the attributes of the body do to you? Since the mind, intellect, etc., which are ever present in the body cannot affect you, there is no question of qualities such as sin and merit ever affecting you.





                                                               - Shri Siddharameshwar Maharaj

mercredi 19 septembre 2012

LA VÉRITÉ

                                                  

 Une fois, au printemps, tous les papillons de la vallée se réunirent à l’ombre fraîche d’un arbre. Ils discutaient au sujet de la lumière; les uns affirmaient ce que d’autres niaient, jusqu'à ce qu'un papillon se déclarât prêt à aller découvrir ce que la lumière était réellement. 

      Tous attendirent patiemment son retour. Lorsque le papillon revint, il leur apprit que la lumière était beaucoup trop forte pour qu'on pût s’en approcher. Mais les autres ne furent pas satisfaits de cette réponse, et ils voulurent en savoir plus long. Un autre papillon se mit en route et leur communiqua à son retour qu'il n’avait pu s’approcher de la lumière tant elle était puissante et aveuglante. Cette déclaration non plus ne fut pas trouvée suffisante et un troisième papillon s’envola vers le même but. Blessé, il leur dit à son retour que la lumière était si chaude qu’elle l’avait brûlé.

     Et à sa suite un quatrième partit, mais pour ne pas revenir. La Vérité, qui est Lumière, l’avait consumé.

     Ainsi, dans leur souffrance, les hommes préfèrent attendre qu'on leur apporte la Vérité plutôt que d’aller la chercher.        histoire hindoue